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Le premier album légendaire de 1992 qui a redéfini le métal alternatif à jamais

Cyril "Sinners 6" Richard

Publié

le

Zach de la Rocha
Anne Helmond, CC BY-NC-ND 2.0

Le premier album légendaire de 1992 qui a redéfini le métal alternatif à jamais

En 1992, le grunge avait complètement envahi le monde. La presse grand public adorait annoncer la fin de tout type de musique agressive qui ne venait pas de Seattle ou ne sonnait pas comme elle.

Mais la réalité était que la musique heavy était toujours très présente. Et elle était innovante en plus. Et c’est là que l’on entre dans le premier album éponyme de Rage Against the Machine sorti en 1992. Il n’est pas simplement entré dans la scène musicale ; il s’y est imposé en établissant un nouveau paradigme dans le metal alternatif. Ce n’était pas seulement un album ; c’était un cocktail molotov de son et de protestation, qui a enflammé une révolution à la fois musicale et politique.

Une entrée fracassante

Dès le riff d’ouverture emblématique de “Bombtrack”, il était clair que Rage Against the Machine (RATM) n’était pas là pour jouer selon les règles. Le travail de guitare de Tom Morello, qui combinait avec brio des techniques de metal traditionnel avec des influences hip-hop, créait un son totalement unique. Son utilisation innovante de pédales d’effets et de techniques de jeu non conventionnelles, comme l’utilisation de l’interrupteur à bascule pour des effets rapides et saccadés, était révolutionnaire.

Une fusion musicale et politique

La voix de Zack de la Rocha était tout aussi révolutionnaire. Son style mélangeait l’intensité du hardcore punk avec le rythme et le flow du rap, une fusion qui allait inspirer de nombreux groupes. Ses paroles politiquement chargées n’étaient pas que des mots ; elles étaient un appel clair à l’activisme et à la résistance contre les injustices sociales et politiques, résonnant puissamment auprès d’une génération en quête d’une voix.

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La section rythmique, composée du bassiste Tim Commerford et du batteur Brad Wilk, fournissait une colonne vertébrale à la fois musclée et groovy. Leur capacité à passer d’un metal agressif à un son plus inspiré du funk était fluide, mettant en valeur leur polyvalence et contribuant à définir le son unique du groupe.

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L’album de début de RATM était bien plus qu’une simple collection de chansons. C’était un manifeste. Des titres comme “Killing in the Name” et “Freedom” sont devenus des hymnes de la résistance, avec leur énergie brute et leurs paroles sans compromis. Ces chansons ne parlaient pas seulement aux jeunes désabusés des années 90 ; elles ont transcendé le temps, devenant des expressions intemporelles de colère et de défiance.

Un héritage durable

L’influence de l’album a été (et reste) considérable. Il a ouvert la voie au nu-metal, influençant des groupes comme Limp Bizkit et Linkin Park, mais son impact s’est étendu au-delà des limites du metal. Il a inspiré des artistes de tous les genres à fusionner différents styles et à imprégner leur musique d’un message.

En conclusion, le premier album de Rage Against the Machine était bien plus qu’une entrée explosive dans le genre du metal alternatif. C’était un phénomène culturel qui a redéfini les limites de la musique. Son mélange de musique agressive et d’activisme politique a créé un héritage qui continue d’inspirer et d’influencer les artistes et les fans. L’album n’a pas seulement capturé l’esprit de son époque ; il a véritablement façonné l’avenir de la musique.





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Je suis guitariste-chanteur, je fais parti de nombreux projet musicaux mais je suis désormais dans le groupe Skydrol, j’écoute, joue du Metal et tout ce qui touche à cette scène depuis plus de 15 ans désormais.