Retrouve-nous

À la une

Le classique de 1990 qui a aidé un groupe emblématique de métal à retrouver leur héritage

Kylian Lecore

Publié

le

Judas Priest : le retour triomphal avec l’album “Painkiller”

Pendant la deuxième moitié des années 1980, Judas Priest se retrouve à un carrefour. Critiqués pour les albums “Turbo” et “Ram It Down”, jugés trop synthétiques et manquant d’inspiration, les pionniers du metal semblent perdre du terrain face à la montée en puissance du thrash menée par des groupes comme Metallica, Megadeth, Slayer et Anthrax. Cependant, les Metal Gods allaient reconquérir leur trône avec la sortie de leur douzième album, “Painkiller”, le 3 septembre 1990.

Une transformation sonore radicale

Afin de retrouver leur statut auprès des fidèles du heavy metal, Judas Priest entreprend une transformation sonore complète. Avec des tempos accélérés, une agressivité exacerbée et des chansons qui embrassent la férocité du speed metal, “Painkiller” marque un retour en force et une évolution bestiale. Avec une batterie à double pédale martelante, des duels de guitare qui font fondre les visages et le cri caractéristique de Rob Halford poussé à son paroxysme, l’album est une explosion de puissance comme jamais auparavant.

Des titres marquants et une influence durable

Le titre “Painkiller” reste l’un des favoris de Rob Halford. Selon lui, il incarne parfaitement ce qu’est le metal, avec une intensité fulgurante et une mélodie qui se dégage malgré la vitesse. L’album comprend également d’autres titres marquants tels que “Hell Patrol”, inspiré par les pilotes américains pendant la guerre du Golfe, “Metal Meltdown”, “Between the Hammer & the Anvil” et “A Touch of Evil”. Ces morceaux démontrent la capacité de Judas Priest à délivrer à la fois une intensité féroce et une écriture mélodique plus posée.

À lire aussi :  Rex Brown de Pantera s'est récemment marié et partage une nouvelle photo de lui et sa femme.

“Painkiller” marque également un changement significatif dans la formation de Judas Priest avec l’arrivée du batteur Scott Travis, anciennement de Racer X. Ses coups de pied doubles pulvérisants donnent à la formation un sens renouvelé de l’urgence et du style, complétant parfaitement leur énergie revitalisée. Depuis, Scott Travis est devenu le batteur le plus durable de Judas Priest.

Publicité

L’album a été enregistré en France et aux Pays-Bas en un temps record de trois mois. Malgré les tensions internes au sein du groupe, “Painkiller” a connu un grand succès, se classant à la 26e place du classement Billboard et obtenant le statut d’or quatre mois plus tard. Avec plus de deux millions de copies vendues dans le monde entier, cet album a non seulement redonné crédibilité à Judas Priest, mais a également solidifié leur influence durable sur la scène metal.

Malgré le départ de Rob Halford en 1992, Judas Priest a réussi à se relancer avec le chanteur Tim “Ripper” Owens. Cependant, c’est le retour de Rob Halford en 2003 qui a véritablement ressuscité la carrière du groupe, marquant un comeback triomphant pour les Metal Gods.

Spécialisé dans du metal typé core il y a une bonne dizaine d'années, j'ai commencé en tant que chanteur en 2015 dans mon premier groupe Collide With Your Pride. À sa fin il y a deux ans, j'ai co-fondé Fight For Fate avec "Giant ". On a depuis recruté deux membres, sorti un E.P et plusieurs singles, avec très probablement le premier long-play du groupe cette année. On est actuellement un groupe de 4 prêt à en découdre.