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L’album d’Art Rock brutal de 1984 qui est plus lourd que le metal ne l’avait jamais été

Cyril "Sinners 6" Richard

Publié

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L’album d’Art Rock brutal de 1984 qui est plus lourd que le metal ne l’avait jamais été

Quand le terme “lourd” est utilisé dans les cercles musicaux, l’association instantanée se fait avec les cris perçants, les rythmes tonitruants et la distorsion tranchante du métal.

Cependant, souscrire à cette hypothèse, c’est ignorer le paysage sonore éclectique qui transcende les contraintes des genres. C’est là que Swans, les marginaux cultivés de la scène no-wave de New York, entrent en jeu, eux qui ont créé en 1984 ce qui pourrait bien être l’album le plus lourd de tous les temps.

La naissance de Swans dans le New York des années 80

Nés de la décadence urbaine de New York dans les années 1980, les Swans nageaient à contre-courant de la tendance dominante. Ils étaient l’incarnation du côté sombre et rugueux de la ville, leur musique étant un reflet viscéral de l’environnement dont ils étaient issus.

L’album “Cop” : une déferlante implacable

Leur deuxième album, “Cop”, est un déferlement impitoyable et sans compromis de sons qui assène un coup au ventre même aux fans de métal les plus endurcis. Ce n’est pas tant les riffs saturés de distorsion ou les tempos effrénés qui font de “Cop” un colosse, mais plutôt l’atmosphère oppressante qu’il crée.

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Il y a une brutalité calculée dans sa construction, chaque morceau étant une exploration des abysses de l’inconfort. La répétition implacable, la lenteur torturante et la voix tonitruante de Michael Gira se combinent pour former un monolithe sonore de désespoir et de tension.

Une exploration de la lourdeur

Les rythmes lents et broyants de “Cop” sont la bande-son hypnotique et terrifiante d’un cauchemar glacial où le battement d’espoir vacille sous le poids d’une réalité insupportable. L’utilisation de boucles de bande par Swans ajoute une autre dimension à cette toile sonore, créant une qualité mécanique et inhumaine aussi angoissante que fascinante.

Ces boucles, répétitives et implacables, amplifient l’atmosphère claustrophobique de l’album tout en piégeant l’auditeur dans un cycle sans fin d’angoisse.

Des paroles troublantes

Les thèmes inquiétants des paroles de “Cop” sont la dernière pièce de ce sombre puzzle. Les paroles de Gira sont une poésie noire et puissante – des récits sombres qui explorent les questions de domination physique et sexuelle avec une confiance terrifiante qui ferait rougir le Marquis de Sade.

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Une influence qui transcende les genres

Ce triumvirat de tempos lents, de boucles de bande et de paroles glaçantes fait de “Cop” non seulement un album lourd, mais aussi une exploration de la lourdeur elle-même. L’influence de cet album, et de Swans dans leur ensemble, va bien au-delà de leurs débuts no-wave.

Des groupes tels que Tool, Napalm Death, Godflesh, Eyehategod, Melvins, Neurosis, Nirvana, My Dying Bride, Isis et Khanate doivent tous une part importante de leur identité sonore aux bases posées par Gira et sa compagnie.

Redéfinir la notion de lourdeur

Alors réévaluons notre compréhension de ce que signifie être “lourd”. Le métal est peut-être le genre le plus couramment associé à ce terme, mais comme “Cop” le prouve, il n’en a certainement pas le monopole. La lourdeur, en réalité, ne dépend pas du genre, mais plutôt de l’émotion et de l’atmosphère. Il s’agit de la capacité à créer un espace sonore qui pèse sur l’auditeur, à la fois émotionnellement et physiquement. Et à cet égard, “Cop” est l’album le plus lourd de tous les temps.





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Je suis guitariste-chanteur, je fais parti de nombreux projet musicaux mais je suis désormais dans le groupe Skydrol, j’écoute, joue du Metal et tout ce qui touche à cette scène depuis plus de 15 ans désormais.

Hard Rock Mag