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Festival Report 2011

Posted by admin on September 1, 2011

Bien qu’il ait été de nouveau sold-out cette année, le Summer Breeze fait partie de ces festivals importants qui savent néanmoins rester à taille humaine et qui en général font tout pour contenter les festivaliers qui s’y rendent – et pourtant l’affluence totale dépasse de loin celle du Hellfest avec 35.000 personnes par jour, comme quoi la configuration du site est essentielle. Préparez-vous d’ailleurs pour l’édition 2012 qui marquera les 15 ans du fest et pour laquelle les organisateurs prépareront certainement de grandes choses.

Seulement un mois après le tranquille Metal Camp, il est donc temps de se rendre en Allemagne pour le Summer Breeze et son rythme effréné avec des concerts qui se terminent chaque soir sur les coups de 4h du matin et d’autres qui démarrent le lendemain dès 11h... Cependant, malgré cet enchaînement très intense, la plupart des groupes sont relativement bien placés sur l’affiche et il est assez rare que des combos évoluant dans un style proche ou attirant les mêmes fans ne se chevauchent. Du coup, grâce à cette organisation en béton, la plupart des festivaliers n’auront pas de compromis à faire pour aller voir l’ensemble de leurs groupes préférés. Mais il faut également avouer qu’un autre fait joue en la faveur des mélomanes non germaniques : une partie non négligeable de groupes, et notamment de têtes d’affiche ou de combos de moyenne stature, est totalement calibrée pour le public allemand, qui est forcément majoritaire sur place. Que ce soit les J.B.O, les In Extremo, Saltatio Mortis ou Corvus Corax, en somme un paquet de combos à pouet ou à biniou, il faut avoir des gènes allemands pour être en mesure de pleinement apprécier l’ensemble de ces shows. Heureusement la programmation ne s’arrête pas là et encore une fois nous aurons eu le plaisir d’assister à d’autres concerts mémorables.

powerwolf.jpgTout comme au Metal Camp, les « Loups Puissants » (aka Powerwolf) auront tout détruit sur leur passage (comment ça il s’agit d’un groupe normalement taillé pour les Allemands ?). Non seulement la communication avec le public – dont l’affluence est assez exceptionnelle, la tente débordant jusqu’au fond – est parfaite étant donné que le chanteur peut s’exprimer dans sa langue natale, mais en plus les 5 loups enregistrent ce soir un DVD et on sent que cela décuplera leur énergie scénique. Les amateurs de death old-school bien gras auront également été comblés ne serait-ce que par la présence des cultes Bolt Thrower et de leur relève, Hail of Bullets. Evoluant vraiment dans le même registre, les deux groupes auront envoyé sévère. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre avec Helrunar tant l’ambiance de leur musique et ses subtilités pourraient paraître difficiles à rendre en live. Et pourtant, ce fut là encore un show majestueux avec un son quasi parfait qui permettait de distinguer et de comprendre absolument toutes les notes et leads joués par les guitaristes. C’est bien simple, on pouvait avoir l’impression d’entendre l’album sur scène tant les musiciens étaient carrés et avaient su régler leur son à la perfection. On ne pourra pas en dire de même de Marduk qui, même si l’énergie était bien présente, a souffert de la médiocrité technique de son guitariste. Dommage car à presque chaque passage un peu trop rapide le son de guitare partait dans une sorte de bouillie sonore assez peu agréable à entendre. Heureusement, le niveau des Norvégiens d’Enslaved sera bien au-dessus de cela et le concert qu’ils nous auront offert sera magistral. En jouant des titres issus d’une bonne partie de leur discographie sans trop mettre l’accent sur le dernier album, les vikings auront très certainement contentés une grosse partie de leur fans, mêmes si ces derniers étaient assez peu au final à se masser devant la Pain Stage. Dommage que le groupe n’ait pas pu attirer plus de monde, l’ambiance dans le public était du coup un peu trop mollassonne.

The_Ocean_3-J.jpgTout comme Powerwolf, les 20%-Allemands/ 80%-Suisses de The Ocean ont profité du SB pour filmer leur prestation afin de nous préparer un futur DVD. Et tout comme Powerwolf, la tente était relativement bien remplie et l’ambiance plus qu’enthousiaste du public aura permis au groupe de nous offrir une prestation extrêmement intense et encore une fois exceptionnelle. Toujours sous la tente, d’autres Allemands, Neaera cette fois, auront attiré une foule conséquente. Le groupe en profitera donc pour lancer un énorme wall of death mais surtout, quelques titres plus tard, un mythique circle pit qui occupera la presque totalité de l’immense tente. Pendant près de 5 minutes, plusieurs milliers de personnes tourneront en rond du devant de la scène jusque derrière la console son pour former un cercle de presque une vingtaine de mètres de diamètre. Par contre, on aura un peu de peine pour les Grecs de Rotting Christ qui viennent pour la première fois au SB et qui, très certainement la faute à un passage à 2h15 du matin le tout dernier jour, auront du mal à attirer foule... Dommage car leur prestation sera plus qu’honorable avec un parfait équilibre sonore entre les musiciens et les nombreux samples qui parsèment les titres de leur dernier album.


Même problème d’horaire pour Benighted, mais dans l’autre sens. Pour la seconde fois les Français (seuls représentants de notre contrée cette année) sont à nouveau programmés à 11h00 du matin – bon ok, sur la Main Stage, mais on préfèrerait les voir passer dans la tente en début d’après-midi. Cela n’aura cependant pas démotivé une foule non négligeable à se lever pour aller se coller aux barrières devant leur scène et mosher au son de leur brutal grinding death toujours aussi efficace – et pourtant le groupe aura fait la fête non stop tous les soirs précédant sa prestation, ce qui ne les aura pas empêché d’assurer le show comme il se doit.

IMG_7642b.jpgEt bien entendu, comme à chaque fois, on ne peut parler du SB sans évoquer la ville médiévale de Dinkelsbühl qui est à voir absolument dès que l’occasion se présente, d’autant que des navettes effectuent quotidiennement des trajets A/R gratuits. Même si le site du festival en lui-même est placé au beau milieu d’un champ, la ville située à seulement 5 minutes en transport vaut le détour, que ce soit pour visiter les nombreuses églises, profiter des restaurants gastronomiques ou juste se poser quelques instants.

Texte Sven – Photos Khyrian & Julia Photosynthèse

Comments:

Posted by jerome on
Un super festoche avec une ambiance du tonnerre Dinkelsbhul est une superbe ville haute en couleur avec de joli coin pour flaner . Les gens sont acceuillant .Franchement il offre un excellent rapport qualité prix en avant pour mon 6 eme SB
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